Passionnément, à la folie, à la folie

Soumis par HashtagCeline le lun 30/08/2021 - 15:45

Voilà…Huit semaines, trois jours et six heures, c’est une durée. C’est une distance, aussi. La distance entre la folie douce et la folie furieuse."

 

#FlorenceMedina

Direct du coeur, le précédent roman de l’autrice paru chez Magnard en 2018, m’avait bouleversée.
Alors, même si j’ai mis un peu de temps, je savais que j’allais lire Passionnément, à la folie, à la folie. C’était une évidence !
 

Quatrième de couverture

#TelleMèreTelleFille

Ce roman prend un sujet somme toute classique - une histoire d’amour qui tourne court - mais le traite de façon très originale !
Mara, l’héroïne, est une jeune fille de 17 ans passionnée en quête du grand amour, comme sa mère… Sauf que cette dernière s’en est rendue malade. Et après un pétage de plomb dans les grandes largeurs, Mara va se demander si, elle aussi, a hérité du problème maternel.

En plus de la douleur causée par son amour déçu, elle va se poser mille et une questions sur elle, sur ce qu’elle est en train de devenir ou pas.

“Comment dire à papa que j’ai peur d’être devenue folle? Comment lui dire que je ne sais pas si cette chose qui a pris mes commandes cet après-midi-là peut revenir sans que je n’y puisse rien et que ça me fout une trouille démentielle ?”

L’autrice nous dépeint une jeune fille comme on en croise tous les jours à la différence près que son amour la détraque complètement, la déconnectant de toute réalité, lui enlevant toute notion de danger. J’ai trouvé ça très bien décrit et honnêtement, je me suis dit que chacun avait en soi un peu de Mara… Qui peut dire qu’il ne pourra jamais dérailler?
De fait, je me suis beaucoup attachée à l’héroïne qui tente de reprendre pied mais qui n’y parvient pas. L’amour est une drogue et Mara est accro.

“Je peux convoquer la sensation Jeremy - timbre, fragrance, grain de peau - en un dixième de seconde. Cette faculté de re-sentir à la demande, de pouvoir me passer le film en boucle et en multi-sensoriel est une calamité. C’est ma drogue, ma rengaine, mon refuge et mon naufrage. Je m’y vautre jusqu’à la délectation ou la nausée, selon l’instant, l’humeur… Et là, je viens largement de dépasser la dose prescrite.”

On la suit donc dans ces errances, entre cabinets de psy, séance aux DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes ), entre moments la tête hors de l’eau et sous l’eau.
Autour d’elle gravitent des personnes bienveillantes qui cherchent à l’aider : Clara, son amie, Nadia, une personne des DASA ou encore Catherine, la mère de sa belle-mère dont elle parle avec tendresse...

“Tout ce qu’il y a de gentillesse, d’empathie, d’humour, d’amour de la vie, chez cette femmes, tient dans son regard. Et ça la rend lumineuse. Oui, c’est ça, elle est éclairée de l’intérieur et suffisamment fêlée pour laisser passer la lumière…” 

ou bien sa mère…

“Maman aussi est comme ça, sauf qu’elle, elle a passé le stade de la fêlure. Elle est fracassée.”

Il y a aussi ceux qui sont un peu largués comme son père qui a peur de revivre ce qu’il a vécu avec sa femme ou encore sa belle-mère avec qui les rapports sont très tendus.
Mara est entourée mais cela ne suffit pas à lui faire oublier l’objet au centre de toutes ses pensées : Jeremy.


J’ai eu parfois l’impression que le récit ralentissait, tournait un peu en boucle mais en même temps, j’ai trouvé que cela permettait aussi de ressentir le mal-être de l’héroïne.
Mara nous inquiète et son obsession semble ne pas vouloir la laisser tranquille. J’ai vraiment eu peur, tout du long, que tout dérape, qu’un drame survienne. Je ne vous dirai pas comment cette histoire se termine mais en tout cas, elle m’a encore une fois bien bousculée me plongeant au coeur de la folie ordinaire, de la dépression, dans lesquelles (l’une ou l’autre ou les deux) tout le monde peut un jour basculer.

C’est un roman intéressant à bien des égards qui permet de mettre en lumière et en perspective des maux qui touchent un nombre incalculable de personnes, adolescents comme adultes.
Et je vous garantis que vous y penserez la prochaine fois que vous mettrez fin à une relation avec quelqu’un ;-)
 

#PourQui?

Pour ceux et celles qui aiment les histoires d'amour passionnelles.

Pour ceux et celles qui n'ont pas peur de perdre un peu pied.

Pour ceux et celles qui aiment les histoires de famille compliquées.

Pour tous et toutes à partir de 14-15 ans.

Passionnément, à la folie, à la folie
Editeur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
224
Prix
14.95 €
Langue
Français

#VosCommentaires

#OnContinue ?

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"Cette histoire est inspirée de faits qui auraient pu être réels."
#loukoummayonnaise, #olivierka, #lerouergue, #doado
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"Nous vois pas comme des paumés de la vie : on est des gars normaux, on a des familles bien. J'ai deux parents et trois frère et soeurs en or. Le pilon, c'est juste pour manger, mieux vivre."


#dixhuitanspastropcon, #quentinleseigneur, #beauetcourt, #sarbacane
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Promenons dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... Euh... En fait si, bien caché, sur chaque page, le loup est là !
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"-Gardien de flocons de neige- Observer, attraper, comparer, numéroter, classifier, congeler. Les gardiens travaillent par -5 degrés et rêvent d'une grande tasse de chocolat chaud."
#abecedairedesmetiersimaginaires, #annemontel, #littleurban
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Ce roman paraît dans la collection Mon Marque-Page + qui s’adresse à des enfants de fin de primaire. C’est le premier titre que je lis dans cette collection et je suis ravie de mon entrée en matière.
#lamontagnenoire, #mariajalibert, #didierjeunesse
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"Missions perso : 1°) M'assurer que personne au lycée ne découvre vous-savez-quoi. 2°) Commencer à vivre normalement et à rattraper tout ce que j'ai raté ces trois dernières années."
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"Bon sang de bois, de bon bois de sang!" Encore un coup de coeur aux éditions MeMo...
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“A peine sortie, elle se fait belle, avec du rouge sur les lèvres, dans les cheveux, et des paillettes un peu partout.
De toute façon, Maman a un soleil dans le coeur, elle resplendit, même…
#lanuittombemamanreve, #ceciledumoutier, #lunagranada, #evegentilhomme, #lateteailleurs