Télévizor

Soumis par HashtagCeline le jeu 28/02/2019 - 15:42
"Mon nom est Noémie Nombre, et ça fait un an jour pour jour que je guette la réapparition de mon papa."
#Pépix

 

Comme à chaque fois, lire un Pépix me change les idées. J'aime plonger dans l'univers toujours loufoque des romans de cette collection.

Je découvre Stéphane Gisbert qui a pourtant déjà signé un Pépix : Le grand magasin fluo en 2017 illustré par Magali Le Huche (quand même !)
En revanche, je retrouve avec plaisir l'illustratrice Mioz Lamine dont j'avais bien aimé le dessin dans la série Joséphine Superfille dont le premier tome est paru chez Magnard Jeunesse, fin 2018.

 

#QuatrièmeDeCouv'

 

"Noémie Nombre a un problème : son père -un inventeur de génie- a disparu. Il se rendait à la Dark Technology, la plus grosse entreprise de la ville, quand c'est arrivé.
Et voilà que Lucy Fer, la directrice de cette entreprise, annonce la création d'un appareil inquiétant: Le Télévizor.
Il est envoyé gratuitement à tous les habitants de la ville. Dès lors, le comportement des gens devient de plus en plus bizarre..."

 

#TéléD'Enfer

 

Encore un Pépix qui sait me convaincre. Vais-je finir par me lasser? Apparemment non. Si j'ai l'impression qu'on y retrouve toujours les mêmes ingrédients, je me laisse à chaque fois séduire.
Thématique intéressante, graphisme amusant, histoire aux multiples rebondissements, loufoquerie et suspense... chaque Pépix m'apporte quelque chose.
Bref, tout ça pour dire que Télévizor n'échappe pas à la règle.

J'ai peut-être un tout petit peu moins ri que dans certains mais en revanche, côté aventure et suspense, j'ai été servie. 
J'ai beaucoup aimé la détermination de l'héroïne à vouloir retrouver son père et à découvrire ce que cachait réellement l'envoi de ce "télévizor" dans tous les foyers de sa ville. Elle est très courageuse et obstinée alors même que ses amis semblent vouloir la laisser tomber... Elle ne peut pas se résoudre à accepter la situation.

Les personnages sont, comme toujours dans les Pépix, plutôt bien campés comme ici le terrible surveillant du collège, Numéro 10, qui ne cesse de persécuter notre héroïne. Il y a aussi la bande de copains de Noémie très sympathique et attachante, avec Joaquim qui, à 12 ans, ne lâche pas son doudou Cloche, Léa et ses tâches de rousseurs qui envahissent son visage mais aussi Léon qui bégaie. 

Et surtout, on a une belle critique de la télévision d'aujourd'hui dans tout ce qu'elle a de plus abêtissant et abrutissant. Nous y reconnaîtrons d'ailleurs, de manière à peine voilée, un animateur omniprésent dans le paysage audiovisuel actuel sous le nom de Cyril Audimat.
C'est assez drôle. (Et en même temps assez accablant quand on voit le succès de l'homme en question dans la réalité.)

En plus de nous distraire, ce Pépix permet aussi de réfléchir à notre rapport à la télévision. L'auteur le fait de façon assez pertinente et passe le message avec humour (car oui, il y en a quand même pas mal) 

Stéphane Gisbert semble prendre à coeur de "mettre en garde" ses jeunes lecteurs des excès en tout genre de notre société (son précédent roman parlait de la surconsommation). 
Et il le fait de façon intelligente par le biais d'une aventure au coeur d'une machination démoniaque (Lucy Fer, la méchante du roman, ne s'appelle pas ainsi pour rien).

Côté illustrations, rien à dire ! C'est parfait. Le dessin de Mioz Lamine donne une grande énergie à l'ensemble.

Bref, lâchons un peu nos écrans et lisons... un bon Pépix, tiens !

 

#PourQui?

 

Pour ceux et celles qui passent du temps devant la télévision.
Pour ceux et celles qui n'ont pas de télévision chez eux.
Pour ceux et celles qui aiment les aventures complètement incroyables.

Pour tous et toutes à partir de 8-9 ans.
 

Illustrateur
Collection
Editeur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
236
Prix
10.90 €
Langue
Français

#VosCommentaires

#OnContinue ?

Le projet Barnabus Le projet Barnabus

"-Peut-être que bientôt, je pourrai m’asseoir dans l’herbe et regarder les étoiles, dit un jour Barnabus.
En fermant les yeux, il avait déjà l’impression d’y être.
-Impossible,…
#leprojetbarnabus, #thefanbrothers, #littleurban

Ogresse
"Il manque un mot dans la langue française, un mot pour qualifier les événements qui sont impossibles mais qui surviennent tout de même. Quelque chose de tellement inconcevable que, quand ça se…
#ogresse, #aylinmanco, #sarbacane, #exprim
Le dernier sur la plaine
" Ses lèvres s'entrouvrent, elle avale un peu d'air pour dire à voix haute cette vérité qu'elle a entendu bien des fois de la bouche des anciens : - Dire le nom, c'est commencer l'histoire..."
#lederniersurlaplaine, #nathaliebernard, #thierrymagnier, #tomhaugomat
On m'appelle Enfant i
«Je ne vous raconterai pas mon histoire passée, plutôt celle de ma vie maintenant, ici, au camp, en commençant par aujourd'hui. Mon histoire débute ainsi...»
#onmappelleenfanti, #stevetasane, #gallimardjeunesse, #romanjunior
Les enfants des Feuillantines Les enfants des Feuillantines

“- Combien d’enfants avez-vous à votre charge?

Désirée plissa les yeux. Elle détestait cette question. La réponse suscitait toujours des exclamations d’horreur et…
#lesenfantsdesfeuillantines, #celiagarino, #sarbacane, #exprim

La maison sous la maison La maison sous la maison

- Vous verrez, c'est comme une maison comme dans les livres pour enfants.

Vera n'eut pas le temps de demander "C'est-à-dire ?" ou "Quelle sorte de livres : ceux avec des fées ou ceux avec…
#lamaisonsouslamaison, #emiliechazerand, #sarbacane, #grandsformatsillustres

Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon
"Grand-Mamie me dit alors qu'un régiment c'était mille hommes. Entre 1914 et 1918, un régiment, c'était aussi mille morts. Un tiers des 1 400 000 Français tués lors de la Première Guerre mondiale l'…
#lejourouonaretrouvelesoldatbotillon, #hervegiraud, #thierrymagnier
Solaire
Un joli Neuf Grand Format illustré par Camille Jourdy et écrit par Fanny Chartres.
#solaire, #camillejourdy, #fannychartres, #ecoledesloisirs, #neuf
Kintsugi Kintsugi Le fil doré de ma vie

“Je voudrais qu’il y ait des ficelles accrochées aux extrémités de mes lèvres pour qu’elles se lèvent et me permettent de sourire. Devenir un pantin qu’un marionnettiste ferait vivre. Mais je ne…
#kintsugi, #kintsugilefildoredemavie, #mathildeparis, #auzouromans, #auzou

Du haut de mon cerisier
"Moi, je suis en prison, comme si j'avais été arrêtée par Scotland Iard, sauf que les barreaux sont en brouillard et que mes compagnons de cellule se sont tous déjà enfuis."
#duhautdemoncerisier, #paolaperetti, #gallimardjeunesse