L'été du changement

Soumis par HashtagCeline le dim 15/11/2020 - 14:16

"Mylan et Cléa se regardent.

- On y va, non?

Cléa acquiesce. Son appartement donne sur la place Kléber, la plus grande de la ville. Les écolos viennent déjà assez souvent la soûler jusque sous ses fenêtres en organisant des marches pour le climat et autres rassemblements bruyants. Ce n'est pas qu'elle rejette leurs idées : elle déteste juste qu'on la fasse culpabiliser.

Les deux amis se lèvent, cherchant à rester les plus discrets possible. Ils n'ont aucune envie d'être pris à partie par les manifestants."

#OnEstPrêt

Cette nouvelle collection est le fruit de la collaboration des éditions Glénat avec On Est Prêt que je ne connaissais pas. Depuis 2018, ce mouvement cherche à sensibiliser les jeunes adultes aux problématiques environnementales et les invite à changer leurs habitudes, prendre conscience. Pour être entendu, On Est Prêt fait appel à des personnalités de tous horizons ( plus de  400 jusqu’à présent) Si vous voulez en savoir plus, allez jeter un oeil par ICI
De fait, ce roman m’a permis de voir quelles étaient leurs actions. On Est Prêt aborde les problèmes de façon positive grâce à des initiatives originales et percutantes. C’est malin et aujourd’hui plus que vital.
Cette collection de livres est aussi, d'une certaine manière, un moyen de faire avancer les choses.
Pour moi, lire L’été du changement, ça a aussi été l’immense plaisir de retrouver Sophie Adriansen dont j’aime beaucoup l’écriture et la sensibilité. J’y ai encore trouvé mon compte, à bien des niveaux.
Et ce qui me ravit également, c’est que l’aventure #onestprêt n’est pas terminée : un autre titre, Le cri du homard de Guillaume Nail, m’attend sur ma table de chevet.
 

#QuatrièmeDeCouv'

"Mylan et Cléa, amis depuis l’enfance, vivent à Strasbourg et découvrent avec bonheur au milieu de ce mois de juillet caniculaire les joies de la Skihalle, une station de ski artificielle, à quelques arrêts de tram de chez eux. Le mois d’août sonne le moment de la séparation, avant leur entrée au lycée.
Mylan, parti chez son oncle en Norvège, découvre une autre façon de vivre, plus respectueuse de l’environnement, tandis que Cléa, dans un club de vacances en Malaisie, s’intéresse au sort des régions dévastées par la déforestation.
Mais chacun redoute que sa prise de conscience l’éloigne de l’autre. Cet été du changement mettra-t-il leur amitié en péril ?"
 

#ChocThermique

Ce roman met en scène deux ados d’aujourd’hui, deux meilleurs amis  depuis l’enfance : Mylan et Cléa. Ils se disent tout, ils partagent tout et se sont même promis de ne jamais sortir ensemble pour ne pas gâcher leur amitié.
Pour tout dire, je n’étais pas sûre de les aimer au départ. Vivant tous deux dans des milieux privilégiés, ils m’ont tout d’abord agacée avec leurs attitudes d’enfants un peu pourris gâtés, un peu nonchalants et préoccupés par leurs vacances de riches (la Malaisie pour l'une et la Norvège pour l'autre). Je grossis le trait mais à peine.
Et puis, mon avis a changé, comme eux, au fur et à mesure que j’avançais dans le récit de leurs expériences. Je me suis surtout aperçue qu’ils étaient juste... normaux. Mine de rien, s’informer, comprendre, changer… ça ne se fait pas toujours tout seul… A leur âge, étais-je différente ? (bon je n’ai pas d’oncle en Norvège et je ne suis jamais partie en voyage comme Cléa mais sinon…?)  Il faut parfois être confronté à certaines réalités pour en prendre pleinement conscience, surtout comme ici, quand les parents sont soit absents, soit complètement hermétiques aux sujets environnementaux. La réalité, ils vont finir par la voir.

Mylan s’envole  en Norvège pour vivre dans le respect de la nature (c’est extrême tout de même ! Le fait qu’il mange un régime paléo m’a fait sourire ;-) quand Cléa part en “all inclusive” dans un hôtel de luxe en Malaisie. Là encore, l’opposition renforce le propos mais amène l’un et l’autre à des remises en question. Les excès dans un sens comme dans l’autre les font réfléchir.
Ce sont des petites choses mais qui pour les deux vont être déterminantes, faire comme un déclic.
Sophie Adriansen nous emmène alternativement d’un bout à l’autre du monde pour suivre les aventures des deux amis. Comme le décalage horaire est important, Cléa et Mylan se laissent des messages vocaux. Ce système de communication inédit pour les deux va les forcer à réfléchir à ce qu’ils se disent et sûrement aussi à prendre du recul, comprendre ce qu’ils éprouvent, ce qu’ils vivent. Parfois ils osent tout se dire, parfois non. Mylan ne va pas tout dire à Cléa sur Siri quand Cléa va rester discrète sur sa rencontre avec Guido (je ne vous en dis pas plus sur ces deux protagonistes...).
L’éloignement permet quelques omissions, quelques mensonges.
J’ai trouvé intéressant la façon dont l’autrice amenait les deux personnages à réfléchir à leur façon de vivre, de consommer… En prenant des extrêmes, elle pointe les aberrations, les excès de notre monde d’aujourd’hui. C’est terrible en fait. Car derrière de simples vacances, un trajet en avion, un pot de Nutella, se cachent des drames écologiques, des dégâts irréversibles, des souffrances animales… 
Le texte est court, la couverture aux couleurs estivales est un peu trompeuse J’avoue que de prime abord, je n’étais pas particulièrement fan mais au final, elle attire l’oeil et est très dynamique, graphique. Le roman qui se cache derrière ce singe à lunettes de ski et à la bouche hamburger est bien plus profond qu’il y paraît.
Le contrat est rempli. On referme ce livre avec l’envie de changer, de se mobiliser.

On est prêt.

#PourQui?

Pour ceux et celles qui veulent lire des textes courts et engagés.

Pour ceux et celles qui se demandent comment à leur niveau ils peuvent changer le monde.

Pour ceux et celles qui aiment les histoires d'amitié.

Pour ceux et celles qui veulent voyager mais pas n'importe comment.

Pour tous et toutes à partir de 13-14 ans.

Dédicace Sophie Adriansen
L'été du changement
Collection
Editeur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
168
Prix
13.90 €
Langue
Français

#VosCommentaires

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