On m'appelle Enfant i

«Je ne vous raconterai pas mon histoire passée, plutôt celle de ma vie maintenant, ici, au camp, en commençant par aujourd'hui. Mon histoire débute ainsi...»
#RésumonsUnPeu

 

Dans un camp de réfugiés non déterminé, un jeune garçon de 10 ans raconte son quotidien. Il n'a plus sa famille et n'a pas de passeport, papier essentiel. Comme il ne peut pas prouver son identité, il est appelé par une lettre : i. En compagnie d'autres enfants, E et M mais aussi R et puis C, il tente, avec le peu de moyen qu'il a disposition, de rendre le quotidien si difficile plus supportable...

 

#OLNI

 

Ce livre est très étonnant et cela pour plusieurs raisons.

La première a trait à sa couverture et son texte. Le récit commence sur la couverture. Pas de photo avec le titre et le nom de l'auteur. C'est déjà en soi quelque chose d'assez inédit. je n'ai jamais eu l'occasion de voir ce genre de chose. C'est original !

Ensuite, il y a aussi le fait que l'on ne sache rien de précis : A quelle époque se passe cette histoire? Dans quel pays? Le fait que la plupart des personnages soient appelés par une lettre renforce cette impression de flottement.
Cela m'a déstabilisée mais en même temps c'est ce qui fait la force de ce récit. L'histoire qui s'y déroule peut malheureusement être transposée. Cela donne au récit un caractère universel. Le message est d'autant plus fort. 

Enfin, l'écriture en elle-même est très particulière. C'est i qui écrit et il a dix ans. Il y a un côté un peu enfantin. Il y a beaucoup de phrases courtes, simples. 
Mais parfois un peu décousu. ce qui peut s'expliquer par l'âge du narrateur et une perte de notion du temps et de repères dans un monde qui n'en a pas. 

De fait, je ressors de cette lecture un peu mitigée. Si j'ai bien compris ce que voulait faire l'auteur, je n'ai malheureusement pas été émue par ce texte autant que le sujet le laissait présager. 
Je suis restée en surface et j'ai même un peu peinée à le lire alors qu'il est très court. C'est dommage et je ne m'explique pas totalement l'impression laissée par cette lecture qui me semblait pourtant très intéressant.

Cela reste néanmoins un livre qui décrit des conditions de vie terribles avec le regard innocent d'un enfant. Cela donne à ce texte un aspect très émouvant. C'est, de plus, un sujet que j'ai très peu vu (voire pas) abordé en littérature jeunesse jusqu'à présent. Je pense qu'il peut être tout à fait pertinent pour sensibiliser le jeune public à la situation des réfugiés dans les camps, et notamment des enfants.
 

 

#PourQui?

 

Pour les enfants qui veulent en savoir plus sur le monde dans lequel on vit.

Pour les enfants qui n'ont pas peur de lire des histoires difficiles.

 

Pour tous les enfants à partir de 10 ans.

 

On m'appelle enfant i
Détails du livre
Auteur: 
Public: 
Date de sortie: 
28 mars 2019
Prix: 
12.00€
Nombre de pages: 
160
Langue: 

Français

Abonnement

Envie de recevoir les nouveaux articles ?

#Abonnez-vous !

Commentaires

#OnContinue ?

Aimée et Medhi au fil de la vie Aimée et Medhi...au fil de la vie
Une jolie collection d'albums mettant en scène deux héros confrontés à des petits et grands bouleversements du quotidien.
#aimeeetmedhiaufildelavie, #sophiefurlaud, #laurentsimon, #casterman
Couverture Malicia Peps Tome 1 Concours à Canal Sorcière
Avec ce premier roman, Sibéal Pounder dépoussière le mythe de la sorcière. Vous ne croiserez ni chat noir ni balai et vraiment très peu de...
#maliciapeps, #sibealpounder, #lauraellenanderson, #milan
Suzon
Après Gus le chevalier minus (2016), la collection « Mes petits héros », chez Gulf Stream, accueille une nouvelle héroïne plus ancrée dans...
#humour, #chipie, #ecole, #piquenique, #nature, #animaux
Illustration Sauveur et fils Sauveur & Fils saison 4
Que vous ayez besoin ou non d'une thérapie, entrer dans le cabinet de Sauveur Saint-Yves vous fera le plus grand bien.
#famille, #psychologie, #hamster
On habitera la forêt On habitera la forêt
"Je regarde le chemin qui mène à la forêt. Toute cette boue ! Moi qui voulais avoir des pensées profondes, la seule qui me vient en...
#onhabiteralaforet, #esmeplanchon, #casterman